FaneL of love
Je ne me souviens plus comment j'ai découvert ce groupe, ni exactement quand. Ce dont je suis sûr, c'est que ça fait partie des petites pépites qui apparaissent presque naturelles, limpides. De l'easy-listening au sens positif du terme, au point de partir au boulot le matin en fredonnant le refrain d'une des chansons avec, dans la tête, l'instrumental cristallin qui va avec. Et d'y revenir encore.
C'est qu'il y a tout un univers avec FaneL, toute un histoire qui tourne autour : un voyage onirique parfois emprunté de sonorités japonaises, une douceur suave et mélodique. Comme une irrésistible envie de replonger dans la filmographie d'Hayao Miyazaki et de plonger dans la campagne japonaise un soir d'été.
Douceur, chaleur
Emmenés par Béra, Léa et Guillaume, on virevolte entre pop ethnique et trip-hop scintillant.
C'est beau, c'est frais, et c'est surtout protéiforme.
Mon premier concert de FaneL, c'était dans une cave toulousaine. L'atmosphère intime d'un lieu où peuvent à peine tenir une vingtaine de personnes debout. Puis dans le grandiose auditorium de Saint-Pierre des Cuisines. La possibilité de communier avec la musique et le public dans un cadre hors du commun.
Car c'est ce que l'on ressent avec Fanel : l'intimité d'une confession au creux de l'oreille, le bouillonnement d'un remords dans la remise en question d'une vie, ou l'explosion de joie dans une escapade entre potes.
Forcément, quand on aime, on en parle. Et quoi de plus naturel que de parler de FaneL, groupe accompagné par Lo Bolegason sous la férule de Virginie, et que l'on aura le plaisir de voir à nouveau sur scène vendredi 11 décembre ?
Effleurer le travail
Nous avons eu la chance de les approcher de plus près. Ce sont les avantages de la radio, d'un média en général, qui a la possibilité de passer en backstage et de saisir toutes les ficelles, et tenter d'en appréhender les ramifications. C'est chaud, c'est gigantesque : quand on suit quelques jours un groupe comme Fanel en séance de coaching pour la scène ou la pré-production (avant d'entrer en studio), on se rend compte que l'on ne fait qu'effleurer le travail d'artistes qui vivent à fond leur passion.
Le sentiment n'est pas démenti, et c'est bien un trio énergique et volontaire qui donne tout pour ce projet multi-facettes : on produit un album à venir, on monte sur scène, et on vient de passer du temps sur la réalisation d'un clip en stop-motion... sans oublier de bosser la base de fans (relire Pépite au long cours).
Musiciens toulousains
C'est le backstage et le privilège de pouvoir rencontrer les artistes en vrai : on a donc rencontré FaneL, au détour de leurs concerts, leurs sessions de travail individuel ou collectif, pour la scène ou pour le studio, et c'est un trio énergique qui se dessine. Tour à tour studieux et déjantés, les rôles se disloquent au profit d'une énergie créatrice qui aboutissent à des morceaux construits et originaux.
C'est Béra qui compose et écrit chaque titre, en impose le cadre et la ligne. Elle joue de sa voix plastique pour percher les notes où elle l'entend, et prépare la musique et les arrangements, travaillés ensuite de concert avec Guillaume, au clavier et au chant, et Léa, aux percussions. C'est dans le petit monde presque consanguin des musiciens toulousains qu'ils se sont rencontrés, au gré de projets qui se croisent, et d'appels de mercenaires sur des tournées de concerts.
Les voilà donc, Béra en choriste chez Rufus Bellefleur, Guillaume en guitariste de VeiL, et Léa en batteuse de Dwail. Ça ne s'arrête pas là, mais ici on parle de FaneL.
On est techniciens, alors avant tout, on pianote, on chantonne et on tapote sans y penser, et c'est la sublimation d'une idée qui jaillit.
C'est de la pop douce et enivrante, simple et délicate. C'est un groupe que RADIOM va suivre encore quelques mois tout au long de leur travail autour de leur tournée et de leur album à venir.
Vendredi 11 décembre, ils officieront en première partie de AaRON sur la scène du Bolegason. C'est le moment d'acheter des places !
Ne tarissant pas d'éloges sur ces ménestrels, Lo Bolegason écrit :
La pop ethnique de Fanel est aussi minérale et végétale qu’un jardin japonais. Voix suave, mélodies aériennes, petites histoires et personnages mystérieux peuplent des chansons qui nous emmènent toujours plus loin dans un monde onirique. Entre beats synthétiques et instruments traditionnels, l’ethno-pop de ce trio vous apporte la juste dose de fraîcheur qui manque à un soir d’été. Dans le cadre du Dispositif AA
Évidemment, c'est sur scène qu'il faudra se faire une idée de leur talent. Seuls les expatriés de l'autre bout du monde auront une excuse pour ne pas se déplacer, et pourront se faire une idée de l'ambiance douce et chaude en écoutant RADIOM pour une rediffusion en direct.
C'est ainsi qu'ils chaufferont la salle pour AaRON, en deuxième partie de soirée.
La complicité entre Simon Buret et Olivier Coursier est telle que le groupe AaRON reste unique. Unique, entre autres, dans son refus de se répéter, dans son désamour des conventions. Fort d’un engouement national et d’une reconnaissance internationale amplement mérités, le tandem a donc pris le parti de se réinventer. Il s’apprête ainsi à offrir en 2015 un troisième album sombre et véhément, d’où émerge une electropop drapée dans un clair-obscur saisissant.
Plus aucune excuse pour rater la soirée qui se profile. Les petits budgets pourront, dès lundi, tenter leur chance pour remporter des places pour ce magnifique et magique concert. Un peu de patience.
Plus d'infos :
- Le concert au Bolegason
- L'événement Facebook du 11 décembre @ Lo Bolegason
- FaneL
- AaRON
Les copains :
- Rufus Bellefleur
- VeiL sur BandCamp
- et sur Facebook (en plein financement, soutenez-les !)
- Dwail sur Facebook
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